104
Name
  • Genesix Genesix

  • Order
Polyptych
Date
Id
104

Series

Altered Echo

Every translation is an alteration.
The idea that words have their perfect counterpart in other langages is an illusion.  This series focuses on how indo-european altered itself while spreading slowly across nearly one third of the world.

Writing down langages and defining a proper meaning for each sound might have been one of the most precious inventions our civilisation saw.
But at the same time it killed something. Something that came right from the essence of languages: its organic and random freedom of changing and reinventing itself all the time, depending on the accent of each village, the lack of bishop in others.

The writing therefore froze our languages suddenly. The timing had not been prepared in any way. The incredible, chaotic, laborious journey of spoken languages creativity had come to an end. The elasticity was to be replaced with norma. The regional accents melted in front of spelling.

How many dialects did you kill writing? How many specific village traditions did you melt together into a large regional culture soup?

Slang rules / Language is Pop culture.

Primary Matter

Indo-European linguistic reconstruction

Indo-European languages are a collection of languages spoken from Europe to Western Asia that seem to share genealogical relationships.

The gripping linguistic theory behind it is called the Proto-Indo-European. It explains how these languages could come from a common initial dialect spoken during the Neolithic era.

Reference

Description

Étude comparative linguistique, s’intéressant au temps passé nécessaire à la lecture d’un même texte traduit dans différentes langues de racines communes.

Chaque traduction est une altération, aucun signe linguistique ne retrouve son équivalent identique dans une langue étrangère. C’est le propos principal de ma série Altered Echo dont à laquelle cette oeuvre appartient.

Question
Combien chaque langue nécessite de caractères typographiques pour publier un même texte traduit ?

Quel est l’espace d’impression nécessaire à la transmission d’un même message traduit dans plusieurs langues ?

Hypothèse
Si les écarts de durées de lectures d’un même texte traduit en influencent l’apprentissage selon sa langue de publication, ces différences physiologiques d’édition nuancent également son appréciation auprès du lecteur.

À l’échelle d’une civilisation, est ce que la longueur des phrases d’un texte traduit nuance la perception qu’un peuple ressent vis-à-vis du message initial émis ?

Par extension est-ce que la prise en main d’un ouvrage imprimé altère la connivence culturelle qu’une communauté linguistique entretient avec le livre, son auteur ou même son époque de publication ?

Description
Ce concept visuel utilise comme matière première le tout premier texte de la Genèse, premier livre de l’ancien testament, traduit dans six langues différentes toutes issues de l’indo-européen :
Trois langues germaniques : anglais, allemand, suédois ;
et trois langues italiques : français, italien et espagnol.

Six trainées verticales monochromes s’altèrent du haut vers le bas de manière organique.
Je les appelle les stalactites.
Chacune est composée d’une traduction de la Genèse dans une des six langues citées plus haut. Leur aspect est dessiné par l’écrasement de l’interlignage des versets jusqu’à l’illisible.

La compression abstraite des lignes de caractères typographiques permet d’apprécier la physiologie linguistique du texte sans en être distrait par son sens. Comme si le texte était redevenue une pâte malléable, une matière première pas encore transformée.
Un signifiant global qui prend l’absolu dessus sur son propre signifié devenu indéchiffrable.

Ce concept met en évidence les différences spatio-temporelles de lecture de ce même texte de la Genèse selon sa langue de traduction. Spatio pour l’étendue de l’espace nécessaire à son impression, et temporelle pour la durée de lecture nécessité pour sa compréhension.

En utilisant les premiers versets, du premier chapitre, du premier testament, considéré comme le tout premier livre publié, je démontre comment nos appréciations d’un même texte présenté comme constant d’une langue à l’autre, sont dès la base altérées par l’aspect physiologique de leurs paragraphes, qui modifie nécessairement le comportement du lecteur face au message perçu.

Les stalactites mettent en relief les nuances du discernement d’un texte pourtant fondateur de nos cultures communes.
Doit-on continuer en envisager la foi nation par nation, ou selon les communautée linguistiques ?

Numbers
Sweden SVL / Hur allting började
3115 caractères + espaces – 573 mots – 2607 caractères

English NIV / The Beginning
3885 caractères + espaces – 760 mots – 3199 caractères

Allemand HOF / Gott erschafft die Welt
3332 caractères + espaces – 581 mots – 2805 caractères

Italien / Riveduta Bible
3810 caractères + espaces – 721 mots – 3148 caractères

Espagnol NVI / La creación
3680 caractères + espaces – 700 mots – 3019 caractères

Français BDS / La création de l’univers
3868 caractères + espaces – 712 mots – 3208 caractères